Lundi 7 janvier 2008

 

 

La pensée est la matière que je travaille au corps pour affleurer la vie parce qu'elle est la surface que l'on arpente pour s'y frayer un chemin...


par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008

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Transplantation



Descendre d'un singe descendu d'un arbre 
en haut duquel il n'y a désormais plus rien à espérer voir apparaître sinon ce que
 la pensée projette
...











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60 X 36 X 20 cm. Argile, grillage, papier mâché, bois. 2006.

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008


Ni œuvre ni héritière d’un quelconque démiurge,

simple accident de parcours sur ce qu’elle nomme « évolution » 
pour faire encore bonne figure, 
bien que cette aventure soit « sans but, sans fin et sans finalité, erratique et folle ».

Garantie sans origine, 
la pensée découvre avec stupeur son orphelinisme tardif auquel elle s’acharne, cependant, à chercher provenance et sens.

Pour quelle raison questionne-t-elle à tue-tête ce qui fait défaut à la vie ?

Peut-être est-ce précisément parce que la pensée est incapable de se quitter, inapte à ne plus penser…

Mais supposé, en effet, son impossibilité constitutive  à appréhender autrement la vie qu’en la pensant, ne la claustre-t-elle pas, fatalement, dans sa propre représentation ?

Or, si la pensée ne sait faire que penser, 
s’interroge-t-elle, pour autant sur ce fait ?

 

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008














Sous Métaphysique

Désenflée de son Autre, quelle est-elle désormais ?
Quelle image d'elle-même, la pensée pourrait-elle à nouveau projeter sur la toile de fond du monde ? Persiste-t-elle du reste à s'y mirer maintenant que plus rien ne lui ressemble ?
 Sans modèle ni référent, "idiote" donc, par nature, 
la pensée serait-elle en proie à sa première relâche représentationnelle ?

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45 X 33 X 25 cm. Argile, grillage, papier mâché.2006.

 

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008

 

La sélection naturelle pour nouveau cadre conceptuel,

la pensée se définirait-elle dans un sens purement biologique,

comme le rapport adaptatif qui lie l’espèce et l’individu à leur milieu ?

Interface entre l’expérience sensible et les liaisons que le cerveau combine,

la pensée serait-elle ce singulier produit de sons face-à-face avec la vie ?

Et si entre le corps et le dehors, il y a la pensée qui pense leur rapport,

l’intellection de cette relation n’est-elle pas la nécessité à laquelle se conformer en s’inventant dans cet intervalle particulier ?

Dès lors, qu’est-ce que penser sinon la disposition à mettre en scène sa correspondance avec la vie ou sa distance avec celle-ci ?

 

 

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008

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EXCROISSANCE
 

La pensée doit-elle à sa réalité 
la perte du sens des distances
la séparant du réel ?
Le sens serait-il, d'ailleurs, 
sa déformation fondamentale,
l'unique point de repère
à l'endroit de l'excroissance cérébrale,
quand dérive la sensation ?







31 X 25 X 27 cm.

Argile, grillage, ajout bras bronze. 2006.

 

 

 

 

 

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008


Quelle est la cause de l’inclinaison ou de la propension de la pensée à la signification du monde  ?
Est-elle une mutation de sa nécessité en désir,
la variation de sa différence en correspondance, 
l’anamorphose de son hasard en coïncidence ?

Derrière la volonté de signifier le sens ou le non-sens de la vie,

se cacherait-elle celle d’apparaître comme son équivalent,

en faisant tout bonnement penser celle-ci ?

 

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008

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Chimère

 

Serait-ce cela la "bêtise humaine", 
son anthropomorphisme à tout va qui lui colle à la peau 
comme un défaut d'origine?










24 X 18 X 26 cm. Terre cuite. 2006.

 

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008

 

Le désir naît-il du manque, d’une déficience de coïncidence,

une sorte de défaut de conformité avec l’existence

d’où le sens pallierait à la dissemblance ?

Car, ce qui manque à la pensée pour suffire à la vie,

ne serait-ce pas une image qui la réfléchirait ?

par virginie boutin
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Lundi 7 janvier 2008

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Phantasme-Rhizome
 



Anthropomorphiser la vie
 ou déshumaniser la pensée — inventer asile à l'endroit de
leur exil.






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50 X 42 X 33 cm.
Argile, grillage, papier mâché, bois, coque végétale, ajout fœtus en celluloïd.2005.

par virginie boutin
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